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Par Pierre Diof
Depuis le 7 octobre 2022, un décret interdit de laisser ouverts les accès d’un local tertiaire chauffé ou climatisé donnant sur l’extérieur ou sur une partie non chauffée/non climatisée du bâtiment, pendant le fonctionnement du chauffage ou de la climatisation. Le texte de référence est le décret n° 2022-1295 du 5 octobre 2022. Le non-respect expose à une amende administrative pouvant atteindre 750 €, après une procédure de mise en demeure par le maire.
Ce que dit le décret
Le décret n° 2022-1295 impose que les accès (portes, ouvrants) d’un bâtiment ou d’une partie de bâtiment à usage tertiaire, chauffé ou refroidi, donnant sur l’extérieur ou sur une partie non chauffée/non climatisée, ne soient pas maintenus ouverts en fonctionnement normal, y compris pendant les horaires d’ouverture au public, dès lors que le système de chauffage ou de climatisation fonctionne.
Champ d’application : l’obligation vise les bâtiments ou parties de bâtiments à usage tertiaire, incluant les activités commerciales, quel que soit le secteur (primaire, secondaire ou tertiaire au sens économique) de l’exploitant.
Exception prévue par le texte : l’ouverture reste autorisée lorsqu’elle est nécessaire pour des raisons sanitaires de renouvellement de l’air intérieur des locaux.
Se mettre en conformité
- Installez un dispositif de fermeture, manuel ou automatique (ferme-porte, système de fermeture assistée), permettant de maintenir les accès fermés en fonctionnement normal.
- Formez le personnel à la fermeture systématique des accès dès lors que le chauffage ou la climatisation est en marche.
- Documentez l’exception sanitaire si votre activité impose un renouvellement d’air spécifique (cuisine professionnelle notamment) : gardez une justification technique disponible en cas de contrôle.
- Vérifiez la cohérence avec vos autres obligations de ventilation (RSD, Code du travail) : fermer les portes ne doit pas empêcher le renouvellement d’air réglementaire par ailleurs obligatoire.
Risques en cas de non-conformité
La sanction suit une procédure graduée, non une amende immédiate :
- Constat du manquement par les agents compétents.
- Mise en demeure par le maire, invitant l’exploitant à se mettre en conformité et à présenter ses observations dans un délai maximal de trois semaines.
- Amende administrative pouvant atteindre 750 € si le manquement persiste après ce délai.
Les limites à connaître
- Ce n’est pas une interdiction de climatiser ou de chauffer : le décret n’interdit ni la climatisation ni le chauffage en tant que tels, seulement le fait de les faire fonctionner portes ouvertes.
- L’exception sanitaire n’est pas automatique : elle doit correspondre à un besoin réel de renouvellement d’air, pas à un confort d’usage (éviter la sensation de chaleur à l’entrée, par exemple).
- La procédure laisse un délai de mise en conformité : un premier constat n’entraîne pas d’amende immédiate, mais un délai de trois semaines pour régulariser après mise en demeure.
- Aucune évolution majeure identifiée depuis 2022 : le texte reste stable à ce jour, sans réforme récente recensée en 2025-2026.
Récapitulatif
| Élément | Contenu |
|---|---|
| Texte de référence | Décret n° 2022-1295 du 5 octobre 2022 |
| Entrée en vigueur | 7 octobre 2022 |
| Champ d’application | Bâtiments/parties de bâtiments à usage tertiaire, chauffés ou refroidis |
| Exception | Renouvellement d’air pour raisons sanitaires |
| Procédure | Mise en demeure du maire, 3 semaines d’observations |
| Sanction maximale | 750 € d’amende administrative |
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Sources officielles citées :
- Légifrance — Décret n° 2022-1295 du 5 octobre 2022
- Assemblée nationale — Question n°2911 : Interdiction faite aux commerces de maintenir leurs portes ouvertes
- GHR — Interdiction de laisser ouvertes les portes des commerces
Avertissement : cet article ne remplace pas un avis juridique. Vérifiez l’application de ce texte à votre situation précise auprès de votre mairie ou d’un professionnel du droit.
Date de mise à jour : 29/08/2026